Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 17:56

Non pas de cours ni d’adages, c’est bien trois bonnes raisons que je vous donne pour retourner voir l'oncle Bordeaux à l’orée du printemps 2011.

 

Soyons francs, on va à Bordeaux d’abord pour le vin. On aimerait un petit vin bon, familial et assez nature. Pas trop de substances non identifiées dont on nous rebat les oreilles, souffre et pesticides en (maux de) tête, mais pas forcément un vin bio non plus, c’est un « raisonné » qu’il nous faudrait.

Et c’est là où le Château Vignol m’est apparu, bien frais dans un verre silhouetté en compagnie d’un plateau d’huîtres. Le Château Vignol est un Entre-deux-Mers (blanc, sec et fruité, du pur Sauvignon)  qui est devenu en trois ans un must, et dont les amateurs ne se cachent plus. Résultat : une médaille d’or au concours des Bordeaux 2010, et une autre au concours des Vignerons Indépendants 2010. Quand même ! Chapeau le Bordelais, aux oubliettes Parker et le Wine Spec.

A l’instar du Bordelais qui se respecte, le Château Vignol a plusieurs facettes : il se décline aussi en clairet, délicieux breuvage en robe grenadine et au mordant vif en bouche. Inimité jusqu’à présent, je vous le recommande.

Et pour les puristes du rouge à Bordeaux, et Bacchus sait que j’en suis, il y a aussi le tout nouveau « Château Saint-Ange ». Brand new, une cuvée 2009 à découvrir, issue d’une mini-parcelle à Saint-Emilion, la Rolls du rougeot. Tout cela orchestré à l’ancienne : petite cuvée = quelques bouteilles seulement.

Mais qui produit cela ? La Famille Doublet (« The Doublet Family Vineyards » sur Facebook, exceptionnel…)


 

 

 A propos, lorsque l’on va à Bordeaux, il n’est pas sot d’espérer y rencontrer un bon parti, de type jeune propriétaire terrien héritier. Or, dans la Famille Doublet, il y a deux fils : Alexandre et Jean-Thomas, l’un aux vignes et l’autre au commercial. 35 ans, tannés par le soleil girondin et la bise salée de l’océan, wouahou ! Avis de tempête pour les parisiennes en manque d’iode !

 

 

Eh oui, car la troisième raison d’aller chez l'oncle Bordeaux ce printemps, c’est que l’on y trouve aussi la plus belle côte ensablée de France. Cap Ferret pour voir Guillaume, Hossegor pour voir Kelly, Biarritz pour voir Bixente… La glisse attitude pour lui, pendant que vous bronzouillez sur la plage, et tampouillez ces orteils meurtris de talons tout l’hiver, dans une eau bleue et scintillante.

 

 

Et tout cela en trois heures de train seulement, durant lesquelles vous aurez toutes les chances de croiser au wagon bar la bande à Canet en départ en week-end, ou bien Alexandre et Jean-Thomas, de retour du salon des Vignerons Indépendants.

 

C’est bientôt l’été, caliente !

Par Pauline
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 12:29

 

 

Une belle personne qui fait bouger le monde du vin me propose comme philosophie 2011 de « ré-enchanter le quotidien par le beau et le bon ».

Cela me laisse sans voix tellement l’idée est bonne, et puis avec un mois de retard, je décide de mettre en oeuvre ma nouvelle résolution.

 

 

 Commençons par le beau


Et même par le beau mec 2011. La créature se caractérise par un savant mélange de métrosexuel tendance années 2000 et de bad-rockeur so 70’s. Dans le genre, le dernier « beau 2011 » que j’ai rencontré présente en plus l'extraordinaire atout d’être amateur de vin, ce qui lui vaut de cumuler d’emblée le beau et le bon, il a tout bon ce beau gosse. Mais je ne le citerai pas car il est fameux dans la vinosphère, et il est en plus, comme moi d’ailleurs, plus que maqué.

 

 Et le bon


Le bon, en 2011, a commencé par être célébré grâce à l'Unesco, qui a placé la gastronomie française au rang de patrimoine mondial.

L’année commence fort.

Mais aussi grâce aux consommateurs, nous, les buveurs de vin, qui prenons conscience qu’il faut boire moins, et mieux. C’est du réchauffé me dites-vous ? Point, je trouve au contraire que l’action menée par l’association Vin & Société, qui soit dit en passant a sérieusement lifté son site web dernièrement, dessine l’avenir.

L’avenir de la filière, car produire du vin mauvais, donc invendable, revient à fabriquer des chaussettes trouées. Mais aussi notre avenir, car boire de façon « responsable » (c’est le jargon officiel) permet de boire moins, et donc mieux.

Voici l’application très concrète du concept : au lieu d’acheter deux bouteilles à 2,50 Euros, on achète une bouteille meilleure à 5 euros, etc. etc.

Notez Mesdames que ce concept efficace fonctionne aussi avec les paires de chaussures et les sacs à main.

 

Et les petits vignerons avec leur vin à 1 euro qui crèvent la dalle ? me souffle une voix culpabilisatrice.

Eh bien moi je ne suis pas là pour sauver du naufrage la filière viticole, je dois dire. Je suis là pour boire du bon vin, et avec des beaux mecs si possible.


Cheers !


Pour en savoir plus:

http://www.vinetsociete.fr/ 

http://www.bienvenue-a-la-moderation.fr/ 

http://www.wineinmoderation.eu/

 

Par Pauline
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 19:12

Good Lord, j’ai pris du crémant pour du champagne…….

Cela revient-il à confondre un verre de Villageoise avec un verre de Pomerol ? Dois-je penser à me reconvertir en bloggeuse jardinage, ou mécanique ?

 

Avant de penser à concurrencer Auto-Moto, je me demande quand même si cela vient de mes papilles, ou du produit en lui-même.

 

Première hypothèse : je suis bonne pour la casse et mes papilles n’ont su distinguer la confiture des cochons.

Dans ce cas j’ai honte, je m’en vais écrire « La mécanique automobile pour les Nuls »… et je vous épargne la liste des mauvaises excuses qui m'ont conduite à cette mérpise.

 

Mais si… la deuxième hypothèse se vérifie:

En toute conscience de bafouer un tabou coriace, et au risque d’être bannie d’Epernay à vie, je vous propose une pensée folle, extravagante, démente : imaginons une seconde que parfois, peut-être, le crémant soit meilleur que le Champagne…

 

Retour sur le lieu du crime :

Soirée tamisée dans un antre branché du 9ème arrondissement de Paris, où Miss Vicky* m'a invitée à l'une de ses fameuses soirées dégustation. J’aurais pu en rester là, et siroter ma coupette tranquillement en admirant le barman. Mais vous me connaissez, j’aime le challenge en toutes circonstances, et j’embraye sur la dégustation à l’aveugle.

Sortez verres, bouteilles et chaussettes, je suis prête. Trois verres identiques dans la pénombre, les cépages sont proches et la tâche n’est pas simple.

 

Et c’est le crémant de Bourgogne, Blanc de Blancs du Domaine Gouffier que j’ai pris pour du Champagne. Son nez fin et délicat, le Pinot lié à l’Aligoté, une acidité et une astringence qui rappellent incontestablement les notes champenoises.

Il avait tout d’un grand ! les fines bulles et le nez beurré qui procuraient un plaisir intense…

 

Mais en fait, champagne ou crémant, la marque compte-t-elle vraiment?

En théorie, non. Quand on a besoin de boire un coup de bulles , peu importe le nom, on aime juste que ça pétille !

 

Quelques exceptions toutefois :

D'abord, dans le cas d'une soirée 100% "bulles". Notez bien que si le premier n’épargne pas votre porte monnaie, l’autre vous rappellera peut-être les joies de la gueule de bois à l’ancienne…

 

 

Puis, si vous tombez sur Jesus Luz assoiffé dans le carré VIP du Baron, ne lui faites pas le coup du crémant, ça fait cheap...

 

 

 

 

 

La vraie morale de cette belle soirée est qu’à l’instar de la nouvelle génération de crémants, délicats et prometteurs, Miss Vicky et ses dégustations n’ont pas fini de nous faire rêver.


* Pour ceux qui vivent sur Mars, Miss Vicky appartient à la fine fleur des bloggeuses vin de la capitale, mais pas que. Elle est aussi vigneronne, belle, et super sympa…

Malgré toutes ces tares, courez la rencontrer à l’occasion des dégustations qu'elle organise chaque mois. 

Prochaine soirée prévue : l’Alsace à l’honneur.

Jeudi 20 janvier 2011 à La Bodeguita du 9ème, 17 rue Montyon, 75009 Paris

http://missvickywine.com/vicky-alsace-wine-tasting/

 

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Par Pauline
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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 21:02

Le schnitt.jpg Vous aimez la bière ? Alors courez en Allemagne, en Bavière, chez les maîtres en la matière.

 

Entrez dans une brasserie, et abreuvez votre gosier bien entrainé de Weissbier, de Helles ou de Dunkel, respectivement, et dans l’ordre de mes préférences : la bière blanche, blonde ou brune.

 

Et ceci doit rester une exception, car dans la vie de tous les jours il faut naturellement préférer les blondes.


Vous, Madame, "confortablement" assise sur un banc en tronc d’arbre fendu, vous commanderez modestement un Schnitt (littéralement un demi) car vous êtes raisonnable, et vous n’avez pas envie de finir ventripotente comme la Bavaroise qui vous sert.
Mais pour votre plus grand plaisir, le Schnitt n’est rien d’autre qu’un vrai demi litre, soit une pinte. Santé !

 

Après votre litron, vous aurez certainement une légère fringale, et vous opterez pour une petite goulache de rien du tout (erreur) alors que Monsieur optera pour le Schweinshaxe, le bon vieux jarret.

Quelques bretzels et votre potée avalés, un peu ballonnée, vous ne pourrez résister au deuxième Schnitt de Dunkel, offert par le beau bavarois culotté de peau de bête et chapeauté d’une plume, qui vous fait de l’œil au fond de la taverne.

Monsieur, quant à lui, danse déjà depuis longtemps sur la table d’à côté.

Ainsi vous rejoindrez le beau Bartholomäus (de son prénom)  au fond de la sombre taverne, et briserez volontiers la glace germanique.

Comment remercier votre acerbe prof d’allemand de 3ème, grâce à qui vous pouvez aujourd’hui baragouiner avec Bartholomäus?

 

Et hop, un troisième Schnitt, tout petit-petit, à côté de Bartholomäus qui boit la bière dans une mass, un verre d’un litre...

Mais lui a l’habitude, et si vous ne voulez pas commencer à rivaliser avec le concours de rots  auquel s’adonnent corps et âme vos voisins de table (imaginez une seule seconde si vos copines parisiennes vous voyaient… pauvresse), il va falloir penser à quitter ce lieu.

 

Accordez-vous un dernier Schnitt le temps de dire au revoir à Bartholomäus, et surtout, vous alliez oublier, récupérez votre homme.

A ce stade, s’il n’est pas encore venu haranguer virilement Bartholomäus avec qui vous avez passé les deux dernières heures, c’est qu’il est probablement en train de fusionner avec l’immense cuve en cuivre, où fermente la bière.

  Bartholomäus

Ein Prosit, ein Prosit! Der Gemütlichkeit...


 

Par Pauline
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 20:52

Oui j’ai disparu depuis quelques temps, mais non je n’ai pas été emportée par un tsunami de vin rouge…

 

Mes pérégrinations urbaines et viticoles m’ont laissé peu de temps en ce début de millésime 2010 pour vous faire partager mes expériences oenotouristiques…

 

Mais je reviens bientôt, avec, Mesdames zé Messieurs, une rencontre pour le moins “bubbly”. Du Champagne, du vrai, du bon, du millésimé, celui qui rend heureux…

 

Cheers!

 

                         

 

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Par Pauline
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Pour accorder votre Fly n' Wine avec de délicieux mets, courrez voir le gastro-blog de la sublime Béné: http://mylittlespoon.blogspot.com/

 

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On ne présente plus Miss GlouGlou: http://missglouglou.blog.lemonde.fr

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To be continued...

 
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