Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 20:52

Oui j’ai disparu depuis quelques temps, mais non je n’ai pas été emportée par un tsunami de vin rouge…

 

Mes pérégrinations urbaines et viticoles m’ont laissé peu de temps en ce début de millésime 2010 pour vous faire partager mes expériences oenotouristiques…

 

Mais je reviens bientôt, avec, Mesdames zé Messieurs, une rencontre pour le moins “bubbly”. Du Champagne, du vrai, du bon, du millésimé, celui qui rend heureux…

 

Cheers!

 

                         

 

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Par Pauline
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 21:02

 

My God ! Karl L. vient diner ce soir à l’improviste, et je n’ai rien d’autre au frigo qu’un Babybel millésime 2007...

 

Hors de question de faire une descente chez Picard, car notre Karl est très à cheval sur les saisons, il me faut trouver des produits frais… Oui mais comment faire, moi qui n’ai ni jardin, ni marché ouvert après 21 heures, pour savoir quel produit est de saison ?

 

Comme je ne suis pas normalement constituée, et que je pense « vin » avant « repas », j’envisage de sortir un vin de saison, à défaut d’un légume.

Or, le concept de vin de saison n’est pas évident à matérialiser, sauf peut-être chez nos amis anglais, qui ont toujours une longueur loufoque d’avance. Je me souviens d’une amie du fin fond du Gloucestershire, Kate M., qui partait à la cueillette des fruits de saison, pour vinifier et obtenir d’exquis, quoiqu’un peu râpeux, vins de sureau, de panais, de pomme de terre ou de quetsche.

Mais je n’ai aucune envie d’être accusée du meurtre de Karl L. pour cause de triple fermentation intra-gastrique, et j’oublie l’idée de vinifier ma mouture saisonnière.

 

Je balaye des yeux ma maisonnée sans paniquer, et remarque, sous le buffet, un carton reçu à la mort d’Oncle Albert, son héritage en quelque sorte.

Je l’ouvre, et découvre un trésor dont les éclats d’or m’éblouissent : ce sont des Sweet Bordeaux, ces vins doux, dits liquoreux, dont tout le monde parle. Décidément, entre le stock de Sweet Bordeaux et l’appartement aux Buttes Chaumont, Oncle Albert avait du flair !

 

Un dîner au vin blanc d’or, rien n’existe en ce monde de plus Automne-Hiver 2010…

Karl va ADORER.

  

 

Je commence à déboucher, pour goûter l’or liquide : ces vins se caractérisent par leur couleur « vieil or » qui évolue vers un ambre chaud avec l’âge. Leur teneur en sucres résiduels (ils sont sucrés) les rend plus faciles à boire pour les néophytes, par exemple servis bien frais à ces dames en apéritif.

En bouche, les arômes d'amande, de noisette, de coing, de mangue, d’ananas, de pêche compotée, d’abricot sec, de fruits de la passion et de miel en font des vins parfaits pour entamer l’automne en douceur.

Les notes florales de tilleul, d’acacia, de mimosa ou de chèvrefeuille me délectent et me font presque oublier que Karl L. sonne à la porte.

 

 

Je lui propose un petit dîner sympa:

 

Loupiac « on the Rocks » à l’apéro.

Karl L. est agréablement surpris qu’on ne lui resserve pas la vieille soupe du Champagne, tellement printemps-été 2009.

 

Gelée de Sainte Croix du Mont sur toast et foie gras.

Karl L. apprécie, mais pense à son tour de taille…

 

Melon au Sainte-Foy Bordeaux.

Karl L. aime ça. C’est le petit côté Saint-Trop’

 

Poulet  grillé au Cadillac.

Karl L. kiffe un max, et l’idée de revenir bientôt l’effleure.  

 

Poisson et sa sauce au Loupiac

Karl L. recommence à penser à son tour de taille, vu que l’on en est déjà au cinquième plat… J’en profite pour lui suggérer, s’il revient, d’emmener avec lui sa muse, celui qui généralement ne le quitte jamais : le sublimissime top model et super-gay Baptiste Giabiconi…

 

Plateau de fromages bleus : Roquefort et Bleu d’Auvergne, servi avec un Barsac.

Karl L. réfléchit à emmener Baptiste Giabiconi la prochaine fois.

 

Cassolette de figues du jardin rôties au four et Sauternes.

Karl L. est conquis, mais un peu ballonné, lui qui ne se nourrit d’habitude que d’une feuille de fenouil au dîner.

 

Je profite de ce moment de volupté, où les arômes des liquoreux tapissent encore nos palais, pour dire à Karl L. que s’il emmène Baptiste the beauty, je leur concocterai un petit dîner tout asiatique arrosé de vin liquoreux, bon à se damner.

 

Bingo ! Karl L. est d’accord.  Les filles, dès que j’ai la date, je vous tiens au courant !

 

 

 

 

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Credit Mathieu Anglada

 

 

Quelques recommandations de bouteilles, testées et approuvées par votre serviteur :

 

Caprice, appellation Sauternes, environ 12 Euros la bouteille. Idéal frais à l’apéro, ou pour offrir, dans sa bouteille « givrée ».

http://www.bastor-lamontagne.com

 

 

 

 

 

 

 

Mon préféré: Château Dauphiné-Rondillon, appellation Loupiac, environ 12 Euros la bouteille.

http://www.vignoblesdarriet.fr/pag/fr/Prop_dauph.htm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clos Jean, appellation Loupiac, environ 12 Euros la bouteille.

http://www.vignoblesbord.fr/5-loupiac-clos-jean

 

Château Faugas, Premières Côtes de Bordeaux et Cadillac, environ 12 Euros la bouteille.

http://www.chateaufaugas.com/

 

Et si vous avez envie de tout goûter, l’association « Sweet Bordeaux » réunit tout le monde et organise des dégustations déjantées régulièrement à Paris. Retrouvez les dates sur :

http://www.sweetbordeaux.com/  

 

Par Pauline
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 12:45

Bon retour!! C'est la rentrée, je sais... mais j'ai plusieurs bonnes nouvelles!

D'abord, qu'y a-t-il de meilleur que de retrouver les amis bronzés et d'organiser des petits dîners arrosés de bon vin?


 

Et puis... votre Fly n' Wine s'associe cet automne avec la prestigieuse Semaine du Goût, qui promeut depuis quinze ans le "bien manger" (et le bien boire!) à travers la France.


  

 

Vous retrouverez donc très bientôt  de nouveaux billets sur les vins du moment sur www.FlynWine.com, mais également sur www.legout.com

 

Cheer up! c'est encore l'été :)

Par Pauline
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 19:54

 

Quelle joie de me trouver en ce lundi après-midi au milieu de toutes ces bouteilles de Beaujolais! Me voilà aujourd’hui à la grande dégustation annuelle du Beaujolais, organisée par l’Interprofession.

Bravo à vous, chers amis Rhodiens, de vous déplacer à Paris, car pour ma part je ne suis encore jamais allée dans votre beau pays.

 

Nulle envie de me remémorer les désastres des nuits passées en compagnie de l’ami Beaujolais Nouveau… connu à travers le monde. Eh bien qu’on se le dise : le goût de banane version Haribo n’est pas une fatalité, et le Beaujolais n’est forcément ni nouveau, ni mauvais. 


Ah bon ?


C’est l’objet de la dégustation d’aujourd’hui, où l’on entend nous démontrer que le Beaujolais sait vieillir, et qu’il n’est pas forcément de qualité douteuse.

En d’autres termes, nous allons goûter des millésimes anciens, tous meilleurs les uns que les autres.

Merci !


Néanmoins, je vais vous la faire courte car j’ai dégusté plus de vingt vins, et je serai sans détours : c’était délicieux à se pâmer.

Les Morgon rubis et fruités, les Moulin à Vent petits frères des grands Bourgogne, les Côtes de Brouilly élégants, les Fleurie nerveux,  et last but not least, les Saint-Amour vifs et acidulés. 

 

En deux mots, merci aux propriétaires qui nous ont proposé ces flacons : ils nous ont offert une dégustation exceptionnelle.

Car nous sommes tout de même remontés jusqu’au millésime 1976, qui sont plus âgés et pour autant mieux conservés que votre serviteur !

 

Mais, me direz-vous, personne n’a les moyens d’acheter ces bouteilles…

Combien de fois faudra t’il que je vous répète que vous devez avoir chez vous un placard secret, dans lequel vous planquez vos bouteilles de garde. Donnez la clé à un voisin (digne de confiance), ce qui vous évitera d’ouvrir ledit placard à quatre heures du matin lorsque vos amis avinés geindront pour ouvrir une dernière bouteille.

Inutile toutefois de tenter l’expérience du vieillissement sur le Beaujolais Nouveau qui tournera au vinaigre au bout de 2 mois. Choisissez, avec votre caviste par exemple, des bouteilles qui ont le potentiel pour vieillir.


En plus, je me réjouis de constater que le Beaujolais est une belle destination pour passer ses vacances, chers amis oenotouristes. La région s’active pour animer sa route des vins, et on trouve maintenant des itinéraires audio-guidés et par GPS dans tout le vignoble. Pour tout savoir : www.beaujolais.com

Si vous venez en famille, l'oenoparc "Hameau Duboeuf" offre des activités adaptées aux oenophiles de tous âges. En savoir plus sur le Hameau Duboeuf: http://www.hameauduvin.com/

 


  D. Gillet / Inter Beaujolais copyright

 

Pour résumer ce festival de découvertes, je dirais que le Beaujolais Nouveau s’apparente à une cousine dévergondée qui débarque une fois l’année pour faire la fête, en l’occurrence le troisième jeudi de novembre, et qui nous pousse invariablement dans nos retranchements éthyliques.

Mais tout le reste de l’année, on revendique le droit de finir la soirée dignement, et de boire modérément. Et pour cela, le Beaujolais "ancien" est parfait. C’est un ami fidèle et modeste, qui nous invite les bras ouverts sur son terroir, à l’ombre des coteaux plantés de Gamay, quelque part entre Macon et Lyon...

 

Bel été à tous !

Par Pauline
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 20:10

Quelle merveilleuse idée ! me dis-je à la vue de l’invitation : faire goûter à Camille Goutal, fille d’Annick et Nez des parfums du même nom, les vins de neuf propriétés viticoles de Pomerol, les biens nommés « Pomerol Séduction ».


 Unir vin et parfum relève du rêve de petite fille (heu non… mais disons depuis que je suis en âge de goûter le vin…) et je n’hésite donc pas une seconde.


Je commence à déguster les vins de Pomerol Séduction : c’est l’occasion de rencontrer les producteurs.


Je retrouve avec grand plaisir Marie-Louise Schÿler, et son Château Petit-Village. Non seulement ce vin est exquis, soyeux, fruité et mûr, mais en plus le Château s’est récemment ouvert au public. Bravo ! (Visiter le Château Petit-Village ). 

 Je rencontre ensuite Alain Moueix, du Château Mazeyres (en savoir plus sur la Château Mazeyres). Voilà un vrai gentleman, qui vous parle de son vin délicatement et vous regarde vraiment. Son vin est à son image : exquis et intense.

Je passe rapidement à la table où l’on rebat les oreilles à tout porteur de carte de presse qu’après avoir gouté, il faudra bosser et écrire un bel article…

Et je m'attarde auprès de Jacques Guillot, à  quelques pas de là, qui m’abreuve de bons souvenirs au goût du Château Franc-Mayne. Voici encore un bel endroit où passer le week-end (en savoir plus sur la Château Franc-Mayne).

 

Alors que je me délecte de chacun des vins, Camille Goutal nous explique les parallèles entre les métiers de parfumeur et de vigneron.

Il s’agit de séduction, de sensualité, d’accords entre les arômes… ou encore de terroir, d’assemblage et de la puissance de l’olfactif.

Les deux mondes partageraient le même vocabulaire, et le même univers imagé et romantique.

Et toujours le subjectif du créateur, là où le goût n’a pas de règles.

En deux mots, le Nez comme le vigneron poursuit la perfection, et cherche à laisser son empreinte.

 

Rien que ça ? non, ce n’est pas tout.


Le vin et le parfum partageraient le registre de l’émotionnel. Ils se basent sur le vécu de chacun, et ne sont donc jamais appréciés de la même façon par ceux qui les hument.

 

Après avoir dégusté presque tous ces délicieux Pomerol, je ne peux m’empêcher de penser que les fruits rouges, le sous-bois, le chêne subtil, le cuir, la violette, les juteux fruits noirs, la pointe de cannelle, la truffe, le cassis, les épices poivrées, la terre mouillée, le réglisse et tous les autres arômes qui me délectent les papilles sont sans commune mesure avec ce que le parfum exhale.

Les vins me semblent mille fois plus complexes et subtils que les parfums.

Mais quand Camille Goutal me parle de lichen, de sureau ou de boronia, je me liquéfie de bonheur. Cette femme rayonne, et c’est un honneur de faire sa connaissance.

Que voulez-vous que j’objecte lorsqu’elle m’explique, dans une beauté solaire, que se parfumer n’est pas anodin. Le jus choisi révèle une personnalité, classique, exubérante, discrète ou encore un style de séduction.


Ah, nous y revoilà… la séduction.


Tout cela fait sérieusement travailler mon imaginaire, et me confirme que le fil rouge entre le parfum et vin n’est autre que le rêve.

Le rêve du luxe…

Et la séduction, via le message que vous envoyez, ami lecteur, en vous aspergeant avant de rejoindre votre mie, ou en ouvrant la bonne bouteille au moment décisif.

  ...

De retour sur terre, je suis saisie d’une nouvelle lubie. Tel un Jean-Baptiste Grenouille œnophile, j’entends trouver le jus capable de transcender un amoureux du vin.

Le parfum s’appellera « Séduction » et sera décliné en deux versions :

- pour homme : composé d’arômes de truffe, de fumé, d’épices, de fruits rouges, de terre et de chêne vanillé.

- pour femme : composé de pamplemousse, de fleur et de pêche blanches, de fruits exotiques, d’abricot confit et de bois d’acacia.

 

Affublé(e) de la sorte, partez en goguette dans le Bordelais ou en Champagne, et vous aurez toutes les chances de prendre dans vos filets fleurés un beau parti !

 

Crédits: ANAKA

 

 

Pomerol Séduction :

Château Beauregard, château Clinet, clos du Rocher, château La Conseillante, château Gazin, château Mazeyres, château Petit-Village, château Rouget, château Vieux Maillet.

 

Merci à Corinne Hennequin, qui est sans nul doute l'entremetteuse du mariage heureux vin & parfum...

Par Pauline
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To be continued...

 
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