Non catégorisé

Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 19:58

C’était hier !

Donc pour le millésime 2011 c’est encore raté, on n’y a pas coupé. Mais pensons à l’avenir, à l’année prochaine par exemple, où l’on se retrouvera  immanquablement, et contre notre gré comme d’habitude, à une soirée Beaujolais Nouveau face à un viticulteur déterminé à vous abreuver.

Voici les dix meilleures formules à prononcer pour refuser poliment un verre de ce vin qui ne nous réussit pas, admettons-le.

 

1/ « J’arrête la gueule de bois en 2012, c’est mon choix, ma bataille, et je l’assume »

 Ca fait 10 ans (au moins) que l’on se coltine des réveils effroyables le lendemain du 3ème jeudi de novembre, ce qui nous a donc amenés à prendre cette décision courageuse. Mais attention, ça veut dire qu’on arrête aussi la vodka et la Kronenbourg. Y réfléchir à deux fois avant de se lancer.


2/ « Je vote Montebourg et le Beaujolais Nouveau, c’est tellement mondialisation… »

Nous refusons les combines marketing destinées aux Russes et aux Chinois, et nous le valons bien. Sauf que le bel Arnaud n’étant plus dans la course, soit on assume de voter Mélenchon, soit on n’est plus crédible.

 

3/ « Non merci, ce vin est  mauvais »

Cette formule fonctionne uniquement si l’on se trouve dans un cercle de très bons amis qui savent qu’au fond, on n’est pas vraiment snob. A éviter absolument, en revanche, face un à vigneron du cru.

 

4/ « Je suis enceinte »

Admettons les limites de cet argument, purement sexiste, et surtout si en plus on ment. Il faudra alors anticiper la rencontre en N+1 avec le vigneron éconduit, qui nous demandera une photo du mouflet.


5/ « Désolée, mais je n’aime pas la framboise chimique »

Ça peut passer, à condition de bien se renseigner d’une année sur l’autre sur le fruit à citer : banane, fraise, cerise ou coquelicot des bois. Pour être définitivement tranquille, on ajoute benoitement qu’en matière de fruit artificiel, on ne supporte que le goût du gloss Chanel.


6/ J’apporte une photo de la soirée Beaujolais de l’année dernière où j’ai vomi

Comment ça ce n’est pas moi, couchée sous l’essuie-main du lavabo, vous ne m’en croyez pas capable?


7/ Je demande à Claude Evin d’être mon chevalier pour un soir

L’instigateur de la loi éponyme qui a exterminé en 1991 la publicité et les actions marketing en faveur des boissons alcoolisées saura certainement trouver les arguments ad hoc pour calmer les ardeurs d’un vigneron un peu trop poussif.

 

8/ Je me la joue BYO (Bring your own)

Ça fait longtemps que nos amis British ont arrêté de boire du mauvais vin acheté à prix d’or : en soirée ou au restaurant, ils amenèrent leur propre bouteille!

On ramène donc un Beaujolais, ça oui, mais un bon. Soit on se la joue primeur car on est bon public (par exemple le « New Born » de Miss Vicky Wine), soit on ramène son Moulin à Vent préféré qui a eu le temps de vieillir un peu. Ben quoi, c’est du Beaujolais aussi, non ?

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9/ "Sorry, ce soir je regarde The Good Wife sur M6"

Ok, c’est une excuse pas chère. N’empêche que si on était moins souvent fourré dans les bars, on boirait moins de vin que l’on n’aime pas.

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10/ Eh zut, je capitule : je boirai du Beaujolais Nouveau en 2012 comme tous les ans.

En effet, la probabilité que nous buvions, une fois de plus, une lampée de Beaujolais Nouveau en 2012 est, de loin, l’option la plus plausible. Alors une seule solution : buvons moins, et mieux !



Par Pauline
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 14:26

Affiche-BAC-Paris-2011V3.jpgCe n’est pas toujours les touristes qui visitent les vignes, parfois ce sont les vignerons qui arrivent en ville. Et les vignerons de Blaye débarquent à Paris les 19 et 20 octobre 2011 pour nous faire découvrir leurs vins et nous aider à mieux les apprécier, le long d’une route des vins de Blaye parisienne.

 

Les 19 et 20 octobre prochains, prévoyez dans votre agenda la tournée des bars parisiens participant à l’événement « Blaye au Comptoir ». Pendant deux jours, les vignerons de Blaye apporteront dans leur besace de quoi abreuver les Parisiens « branchés et épicuriens » (c’est eux qui le disent, à vous de voir si vous vous sentez visé).

 

La première bonne idée, c’est qu’en plus d’offrir le premier verre, ils vont nous aider à exprimer ce que l’on ressent en dégustant. Admettons qu’il n’est pas toujours facile de s’exprimer sur le vin, et que celui qui n’a jamais prononcé un « Mmhh.., très gouleyant… » nous jette la première pierre. Alors, les vignerons de Blaye nous aideront à décrire la robe du vin, sa couleur, son intensité, sa brillance, à identifier les arômes au nez, et aussi à qualifier le goût, l’attaque, l’évolution et la note finale. Autant de mots dont le sens exact mérite bien une petite révision.


La deuxième bonne idée, c’est qu’en viticulteurs bien dans leur époque, les vignerons de Blaye ont développé une application, dotée d’un système de géolocalisation qui nous permet de voir sur notre mobile quel bar le plus proche nous servira un verre de Blaye Côtes de Bordeaux. Alors à vous de jouer : composez votre route des vins de Blaye à Paris !


Retrouvez la liste des 70 bistrots, brasseries, restaurants et bars à vins parisiens participants : 

www.blaye-au-comptoir-paris.com et www.blaye-au-comptoir.mobi

Par Pauline
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 14:16

 

Découvrez le dernier article de Pauline sur le nouveau site du Figaro.fr: L'Avis du Vin

Par Pauline
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 18:36

Du nouveau, très bientôt, sur votre Fly n' Wine!

Keep in touch!

Par Pauline
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 12:58

 

Chinoise, 35 ans, belle et surtout talentueuse, voici le profil de LA femme du vin en 2011, si l’on en croit le très sérieux magazine l’Amateur de Vins & Spiritueux qui organise tous les deux ans les Wine Women Awards.

 Ça, c’est pour la catégorie professionnelle.

Pour les amatrices, LA femme du vin 2011 est roumaine, connaisseuse bien sûr mais pas technicienne, et incroyablement ouverte à la rencontre et au partage, malgré la barrière de la langue.

Chapeau bas à ces femmes hors du commun, qui ont réussi le double exploit de gagner un concours prestigieux, dans un pays où la langue n’est pas la leur, et où la culture du vin est considérée comme le monopole des autochtones.

 

Deux étrangères lauréates, voilà une belle image de la France des vins au féminin!

Et pour comprendre comment on a pu en arriver là, j’ai de nouveau décidé de donner de ma personne, avec toute la dévotion qui me caractérise, afin de tester ce concours de l’intérieur.

 

Objectif : comprendre en quoi consiste ce curieux concours du vin où les Françaises ne gagnent pas.

 

Hypothèse n°1 : les jurys sont vendus aux pays concurrents.

 

Mais c’est bien-sûr ! Qu’est-ce qui caractérise un concours fumeux d’un concours sérieux ? c’est la qualité du jury. Ainsi je vous avoue ma frayeur lorsque j’ai rencontré le jury qui nous auditionnerait.

Que du lourd : le journaliste que l’on ne présente plus David Cobbold, l’œnologue Myriam Huet, Olivier Thiénot, le directeur et fondateur de l’Ecole du Vin de Paris et Jean-Luc Jamrozik, tout simplement président de l’Association des Sommeliers de Paris.

Ma première pensée fut de réaliser qu’en 15 minutes d’épreuve, j’allais me griller devant la crème de la profession, ce qui est ennuyeux lorsque l’on a 30 ans, et tout à construire.

Malgré tout, je dois bien avouer, même avec toute la mauvaise foi du monde, que ce jury a fait preuve d’une gentillesse inouïe, et qu’avec seulement un étranger sur cinq en son sein (soit-il British, ce qui compte double certes), nul ne peut sérieusement les taxer de Francophobie…

 

Hypothèse n°2 : les femmes sont nulles en vin.

 

Depuis le temps qu’on vous répète que le vin est une histoire d’homme, pourquoi insister ?

Mais Suzanne Méthé, rédactrice en chef de l’Amateur et fondatrice de ce concours, n’accepterait jamais un tel postulat. Suzanne est une gardienne de la condition féminine dans le monde du vin, et fait partie des ces personnalités furieusement compétentes et pour autant simples, qui vous mettent à l’aise de suite. N’est-ce pas cela la vraie intelligence ?

Ainsi, rien que parce que Suzanne existe en ce monde, l’hypothèse n°2 ne tient pas la route.

 

Hypothèse n°3 : les Français(e)s font les malines, mais ne s’y connaissent pas tant que cela.

 

Il faut bien admettre que le niveau des finalistes étrangères était haut. Dans la catégorie professionnelle, la lauréate shanghaïenne, Mei, esquisse une carrière brillante tant sa technique est pointue et ses connaissances vastes.

Puis Marie-Josée et Katerina, sommelière et œnologue venues respectivement du Québec et de Grèce, démontrent une connaissance solide des vins du monde.

Et enfin, ma compatriote Marie-Dominique, professionnelle reconnue, avec qui je partage malheureusement la triste responsabilité de la loose française dans ce concours…

 

 Alors, qu’est-ce qui fait la différence ?

 

Pour avoir eu la chance de rencontrer toutes ces « concurrentes » 2011, plutôt copines d’ailleurs, il m’a semblé percevoir que le plaisir était la dimension en plus.

En effet la grande gagnante a su conjuguer connaissance et plaisir, et c’est là où tout se joue dans ce concours, qui récompense  finalement des femmes qui aiment le vin, tout simplement.

 

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Les Women finalistes 2011


Par Pauline
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To be continued...

 
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