Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 20:42

 

C'est le printemps et j’ai envie de challenge.

 

Envie de replonger dans le vrai, le dur - et le bien macho - business du vin.

 

 

 

Et qu’y a-t-il de plus efficace pour une immersion intensive que le salon professionnel « Vinitaly », qui se tient depuis hier, et jusqu’à dimanche, à Vérone en Italie ?

 

Avec ses 4 000 exposants répartis sur douze halls et ses 150 000 visiteurs (!!!), il ne m’a pas fallu plus de quelques minutes dans les embouteillages à l’ouverture du site, déjà saturé, pour regretter mon initiative. En effet, être (oeno)touriste à Vinitaly, c’est comme participer à une dégustation professionnelle de Cognac : on se demande comment on va bien pouvoir en sortir vivant.

Mais heureusement, je pratique Vinexpo (une buvette à côté de Vinitaly…) depuis quelques années, et j’ai mes techniques de survie.

 

Règle de survie n°1 : Avoir l’air TRRRÈS sérieuse et passer pour une pro :

 

Ainsi, je choisis de façon totalement arbitraire, mais avec assurance et aplomb, de pénétrer dans le hall 2, arborant le regard entendu des gens du sérail.

Le Wine Spec dans une main, mon verre dans l’autre, il me semble quand même que l’on me regarde bizarrement…

 

Règle de survie n°2 : identifier sur le plan du site les exposants que l’on connaît pour faire un brin de causette.

 

Comptez tout de même une bonne heure pour lire le guide des exposants en diagonal. Ainsi je parviens péniblement à retrouver trois connaissances. Le premier contact ne me reconnait pas, le deuxième me demande si je suis une étudiante à la recherche d’un stage, et le troisième n’a pas le temps de me parler : « Hé si Signorina, quand on vient à Vinitaly, il faut prendre des rendez-vous ! ».

Au secours.

 

 

Règle de survie n°3 : trouver le gentil viticulteur disposé à faire déguster une petite jeune qui n’en veut.

 

Et c’est là que j’aborde timidement Paulo, qui me dit aussitôt: « ma qué bella Signorina, viens avec moi ». Biensur que j’aurais du me méfier à ce moment précis. D’ailleurs ma grand-mère m’a toujours dit de me méfier des Italiens. Mais vous imaginez bien que j’ai fondu comme un grain de Sémillon bien mûr devant une telle proposition.

C’est ainsi que le Bello me fait déguster un festival de vins divins de Toscane. Notamment « Le Piane » 2009, un vin blanc DOC 100% Vermentino délicieusement aromatique, vif et légèrement pétillant, riche en bouche et très facile à boire, pour ne pas dire gouleyant, car ça fait vraiment trop touriste.

Puis, Paulo décide d’anéantir à l’arme lourde toute forme de réserve de ma part, et dégaine le fameux Chianti. Mmmh le Chianti. Des images de douces soirées d’été me traversent l’esprit, avec une pizza croquante et un bel Italien dans son genre au bord de la piscine, ou éventuellement dans un chalet et sa cheminée dans les Dolomites. Ces mots n’appartenant pas au vocabulaire professionnel de dégustation, je me tais, mais n’en pense pas moins, hé hé.

Le Chianti donc : DOCG Superiore « Cerretello » 2008, 90% Sangiovese, délicatement confituré, des tannins déjà fondus, un jus puissant et prometteur.

Je plane de bonheur…

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Le verre à peine sifflé, je propose à Paulo une excursion dans les Dolomites : « Un chalet avec cheminée et piscine, ça te dit ? »

Le Bello sourit, j’adore, et il accepte, je n’en reviens pas.

Vraiment ? Est-ce que je pars avec ce beau gosse dans un chalet ?

« Pero no, me dit-il, je te propose de venir chez ma famille dans la région de Florence, je t’emmènerai visiter les vignobles du Chianti. »


Notez bien que si nous étions à Paris, et qu’un plaisant vigneron me proposait un petit tour chez ses parents à la ferme, façon « L’amour est dans le pré », je pense que je soupçonnerais le pervers embusqué et déclinerais poliment.

Mais là, j’ai farouchement envie d’appliquer mon ultime règle de survie, celle que je réserve aux grandes occasions : me laisser surprendre…

 

 

 

Vinitaly, du 7 au 11 avril 2011, Verona.

http://www.vinitaly.com/

 

Et pour, vous aussi, aller découvrir la Toscane en bonne compagnie:

http://www.turismo.intoscana.it/

 

Par Pauline
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 23:59

 

Est-ce parceque je trouve que les "vendredis du vin" sont un excellent prétexte pour dire : Thanks God it’s Friday !! Ou bien parceque notre Pauline aux yeux grands ouverts nous a dégoté un sujet extra ? Quoi qu’il en soit l’excuse est toute trouvée pour participer au vendredi du vin # 34.

 

Vinstantané…


Au menu un oeno-souvenir fort, imprimé lors d’un somptueux après-midi de juillet.
L’image cristallise à mes yeux tout ce dont l’été est fait, et la quintessence du plaisir.

 

Regardez bien car tous les ingrédients y sont :

 

L’ambiance : le soleil, une journée chaude et inondée de lumière. La fenêtre grande ouverte, on entend un son qui envoie et on sent les prémices d’un barbecue qui s’allume…

 

L’arrière plan, c’est Paris. Une sublime journée dans ma ville préférée, une soirée qui s’annonce bien, des amis qui commencent à danser et un petit jardin en contre bas.

 

Et au premier plan, bien sur, un vin à la robe pur grenat. Cette couleur est sublime, elle annonce un jus riche et gourmand, voyez la matière… Le vin vit, il tourne, s’aère, et profite lui aussi de l’abondance d’oxygène qui circule.

 

Au nez, ce vin pourrait être pur fraises et framboises, comme un certain rosé d’un jour présenté par Eva. Mais en fait il exprime aussi des fruits noirs, subtils et métissés.

 

En bouche, on sent le cassis, et sa structure solide confirme un ADN proche du vin rouge.

 

Mais qui est-il ?


Voici un défi lancé aux amis du vendredi: qui saura reconnaitre ce bel invité mystère ?

Par Pauline
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 17:56

Non pas de cours ni d’adages, c’est bien trois bonnes raisons que je vous donne pour retourner voir l'oncle Bordeaux à l’orée du printemps 2011.

 

Soyons francs, on va à Bordeaux d’abord pour le vin. On aimerait un petit vin bon, familial et assez nature. Pas trop de substances non identifiées dont on nous rebat les oreilles, souffre et pesticides en (maux de) tête, mais pas forcément un vin bio non plus, c’est un « raisonné » qu’il nous faudrait.

Et c’est là où le Château Vignol m’est apparu, bien frais dans un verre silhouetté en compagnie d’un plateau d’huîtres. Le Château Vignol est un Entre-deux-Mers (blanc, sec et fruité, du pur Sauvignon)  qui est devenu en trois ans un must, et dont les amateurs ne se cachent plus. Résultat : une médaille d’or au concours des Bordeaux 2010, et une autre au concours des Vignerons Indépendants 2010. Quand même ! Chapeau le Bordelais, aux oubliettes Parker et le Wine Spec.

A l’instar du Bordelais qui se respecte, le Château Vignol a plusieurs facettes : il se décline aussi en clairet, délicieux breuvage en robe grenadine et au mordant vif en bouche. Inimité jusqu’à présent, je vous le recommande.

Et pour les puristes du rouge à Bordeaux, et Bacchus sait que j’en suis, il y a aussi le tout nouveau « Château Saint-Ange ». Brand new, une cuvée 2009 à découvrir, issue d’une mini-parcelle à Saint-Emilion, la Rolls du rougeot. Tout cela orchestré à l’ancienne : petite cuvée = quelques bouteilles seulement.

Mais qui produit cela ? La Famille Doublet (« The Doublet Family Vineyards » sur Facebook, exceptionnel…)


 

 

 A propos, lorsque l’on va à Bordeaux, il n’est pas sot d’espérer y rencontrer un bon parti, de type jeune propriétaire terrien héritier. Or, dans la Famille Doublet, il y a deux fils : Alexandre et Jean-Thomas, l’un aux vignes et l’autre au commercial. 35 ans, tannés par le soleil girondin et la bise salée de l’océan, wouahou ! Avis de tempête pour les parisiennes en manque d’iode !

 

 

Eh oui, car la troisième raison d’aller chez l'oncle Bordeaux ce printemps, c’est que l’on y trouve aussi la plus belle côte ensablée de France. Cap Ferret pour voir Guillaume, Hossegor pour voir Kelly, Biarritz pour voir Bixente… La glisse attitude pour lui, pendant que vous bronzouillez sur la plage, et tampouillez ces orteils meurtris de talons tout l’hiver, dans une eau bleue et scintillante.

 

 

Et tout cela en trois heures de train seulement, durant lesquelles vous aurez toutes les chances de croiser au wagon bar la bande à Canet en départ en week-end, ou bien Alexandre et Jean-Thomas, de retour du salon des Vignerons Indépendants.

 

C’est bientôt l’été, caliente !

Par Pauline
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 12:29

 

 

Une belle personne qui fait bouger le monde du vin me propose comme philosophie 2011 de « ré-enchanter le quotidien par le beau et le bon ».

Cela me laisse sans voix tellement l’idée est bonne, et puis avec un mois de retard, je décide de mettre en oeuvre ma nouvelle résolution.

 

 

 Commençons par le beau


Et même par le beau mec 2011. La créature se caractérise par un savant mélange de métrosexuel tendance années 2000 et de bad-rockeur so 70’s. Dans le genre, le dernier « beau 2011 » que j’ai rencontré présente en plus l'extraordinaire atout d’être amateur de vin, ce qui lui vaut de cumuler d’emblée le beau et le bon, il a tout bon ce beau gosse. Mais je ne le citerai pas car il est fameux dans la vinosphère, et il est en plus, comme moi d’ailleurs, plus que maqué.

 

 Et le bon


Le bon, en 2011, a commencé par être célébré grâce à l'Unesco, qui a placé la gastronomie française au rang de patrimoine mondial.

L’année commence fort.

Mais aussi grâce aux consommateurs, nous, les buveurs de vin, qui prenons conscience qu’il faut boire moins, et mieux. C’est du réchauffé me dites-vous ? Point, je trouve au contraire que l’action menée par l’association Vin & Société, qui soit dit en passant a sérieusement lifté son site web dernièrement, dessine l’avenir.

L’avenir de la filière, car produire du vin mauvais, donc invendable, revient à fabriquer des chaussettes trouées. Mais aussi notre avenir, car boire de façon « responsable » (c’est le jargon officiel) permet de boire moins, et donc mieux.

Voici l’application très concrète du concept : au lieu d’acheter deux bouteilles à 2,50 Euros, on achète une bouteille meilleure à 5 euros, etc. etc.

Notez Mesdames que ce concept efficace fonctionne aussi avec les paires de chaussures et les sacs à main.

 

Et les petits vignerons avec leur vin à 1 euro qui crèvent la dalle ? me souffle une voix culpabilisatrice.

Eh bien moi je ne suis pas là pour sauver du naufrage la filière viticole, je dois dire. Je suis là pour boire du bon vin, et avec des beaux mecs si possible.


Cheers !


Pour en savoir plus:

http://www.vinetsociete.fr/ 

http://www.bienvenue-a-la-moderation.fr/ 

http://www.wineinmoderation.eu/

 

Par Pauline
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 19:12

Good Lord, j’ai pris du crémant pour du champagne…….

Cela revient-il à confondre un verre de Villageoise avec un verre de Pomerol ? Dois-je penser à me reconvertir en bloggeuse jardinage, ou mécanique ?

 

Avant de penser à concurrencer Auto-Moto, je me demande quand même si cela vient de mes papilles, ou du produit en lui-même.

 

Première hypothèse : je suis bonne pour la casse et mes papilles n’ont su distinguer la confiture des cochons.

Dans ce cas j’ai honte, je m’en vais écrire « La mécanique automobile pour les Nuls »… et je vous épargne la liste des mauvaises excuses qui m'ont conduite à cette mérpise.

 

Mais si… la deuxième hypothèse se vérifie:

En toute conscience de bafouer un tabou coriace, et au risque d’être bannie d’Epernay à vie, je vous propose une pensée folle, extravagante, démente : imaginons une seconde que parfois, peut-être, le crémant soit meilleur que le Champagne…

 

Retour sur le lieu du crime :

Soirée tamisée dans un antre branché du 9ème arrondissement de Paris, où Miss Vicky* m'a invitée à l'une de ses fameuses soirées dégustation. J’aurais pu en rester là, et siroter ma coupette tranquillement en admirant le barman. Mais vous me connaissez, j’aime le challenge en toutes circonstances, et j’embraye sur la dégustation à l’aveugle.

Sortez verres, bouteilles et chaussettes, je suis prête. Trois verres identiques dans la pénombre, les cépages sont proches et la tâche n’est pas simple.

 

Et c’est le crémant de Bourgogne, Blanc de Blancs du Domaine Gouffier que j’ai pris pour du Champagne. Son nez fin et délicat, le Pinot lié à l’Aligoté, une acidité et une astringence qui rappellent incontestablement les notes champenoises.

Il avait tout d’un grand ! les fines bulles et le nez beurré qui procuraient un plaisir intense…

 

Mais en fait, champagne ou crémant, la marque compte-t-elle vraiment?

En théorie, non. Quand on a besoin de boire un coup de bulles , peu importe le nom, on aime juste que ça pétille !

 

Quelques exceptions toutefois :

D'abord, dans le cas d'une soirée 100% "bulles". Notez bien que si le premier n’épargne pas votre porte monnaie, l’autre vous rappellera peut-être les joies de la gueule de bois à l’ancienne…

 

 

Puis, si vous tombez sur Jesus Luz assoiffé dans le carré VIP du Baron, ne lui faites pas le coup du crémant, ça fait cheap...

 

 

 

 

 

La vraie morale de cette belle soirée est qu’à l’instar de la nouvelle génération de crémants, délicats et prometteurs, Miss Vicky et ses dégustations n’ont pas fini de nous faire rêver.


* Pour ceux qui vivent sur Mars, Miss Vicky appartient à la fine fleur des bloggeuses vin de la capitale, mais pas que. Elle est aussi vigneronne, belle, et super sympa…

Malgré toutes ces tares, courez la rencontrer à l’occasion des dégustations qu'elle organise chaque mois. 

Prochaine soirée prévue : l’Alsace à l’honneur.

Jeudi 20 janvier 2011 à La Bodeguita du 9ème, 17 rue Montyon, 75009 Paris

http://missvickywine.com/vicky-alsace-wine-tasting/

 

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Par Pauline
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Pour accorder votre Fly n' Wine avec de délicieux mets, courrez voir le gastro-blog de la sublime Béné: http://mylittlespoon.blogspot.com/

 

Fly n' Wine est cosmopolite, et adoooore le blog en Español d'Abraham de Amézaga: http://blogs.vogue.es/agendasecreta

 

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On ne présente plus Miss GlouGlou: http://missglouglou.blog.lemonde.fr

Ni Miss Vicky Wine d'ailleurs: http://missvickywine.com/

Eyes Wine Open, par ma belle homonyme : http://eyeswineopen.wordpress.com/

Eva, la délicieuse Loire addict que tout le monde nous envie: http://www.oenos.net/

Et Paloma, grâce à qui on redécouvre la capitale en mode vin! http://wineinparis.canalblog.com/

 

To be continued...

 
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