Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 21:46

J’ai testé pour vous… le cours de danse ballerine étoile.

 

Comme beaucoup d’entre vous j’ai titillé la danse classique entre 6 et  8 ans, mais mon niveau ne m’a malheureusement jamais permis de continuer. Allez savoir si c’est mon manque de souplesse, que je constate encore aujourd’hui, ou bien mon léger surpoids déjà à l’époque, ou enfin l’intelligence de tutu de ma prof d’alors…

Quoi qu’il en soit j’ai été rapidement évincée des spectacles de fin d’année en chignon haut.

Aucune rancœur toutefois, il me semble même avoir ressenti un certain soulagement lorsque j’ai enfin pu arrêter le carnage : ces cours douloureux où mes copines me narguaient en faisant le grand écart sous mon nez, alors que je me remettais à peine de l’échauffement. Bref, aucune rancune, mais pas vraiment l’intention de m’y remettre un jour non plus. Le passé quoi.

Mais la vie n’en fut pas faite ainsi, et je me retrouve en ce lundi frisquet sur le banc d’une salle de danse à regarder de jeunes ballerines faire des ronds de jambes, littéralement. J’adore regarder la danse, et je crains, une fois de plus, de m’être laissée emporter par les émotions sans m’en rendre compte. Je me suis en effet surprise en train d’applaudir suite à un tour aérien d’une ballerine, ou à un saut de chat extraordinaire… À plusieurs reprises la prof m’a lancé des regards réprobateurs, j’avoue. Mais comment se contenir devant une telle beauté ?

À la fin du cours, horreur, la prof s’approche de moi. Elle n’a pas l’air aussi méchante que quand j’avais huit ans, mais elle en jette tout de même. Je n’aimerais pas recevoir un coup de pied de ses chaussons en pointe…

Elle me regarde bien de face, et me dit, la tête haute : « vous avez l’air tellement excitée que vous devriez essayer ! »

Je commence à ricaner pour cacher mon malaise face à toutes les petites ballerines qui gloussent:  « Heu pardon Madame, mais je ne pense pas que ça va être possible… je sais bien que je n’ai rien d’une danseuse étoile… je suis plutôt du genre pachyderme sur parquet ou saut de vache en plein vol… » Je ricane (encore), et elle m’observe sidérée.

C’est affligeant, j’ai honte, je me tire. « Excusez- moi encore ! lui dis-je »

« Restez ! » m’ordonne t’elle en tapant sa pointe sur le sol.
« Hum … Comment vous dire non… remarquez ! »

Elle me tend un habit de répétition, et précise, mutine : «  Nous commençons les étirements, ce sera un bon début pour vous ».

Je souhaite me fondre dans le sol, car des étirements de danseuse, pour un manche à balai comme moi, c’est comme un séjour en Jamaïque pour le Pape, c’est inconcevable.
Enfin, vous me connaissez, je ne suis pas du genre à fermer les portes entre-ouvertes (quoi que, parfois…) et j’enfile donc le sac à patates en nid d’abeille rose que l’on m’a prêté.

 

La vieille dame planquée derrière son piano, dans le coin, se remet en marche, et la prof commence.

Les premiers gestes me paraissent étonnament faciles: nous nous étirons le dos (position du chat, très sympathique), les mollets, les bras etc … Bien entendu, je me courbe à 50% moins que les ballerines, mais au moins je fais l’effort, je suis le geste.

Puis, étape numéro deux, je vois notre prof s’approcher de la barre. La barre… qui culmine à environ… un mètre vingt de hauteur. Je crains le pire.
Pas manqué, notre danseuse pose d’un geste majestueux son pied cambré sur la barre, et se voûte sur sa jambe.
Heureusement, me dis-je , une prof sert exactement à ça : à nous montrer ce vers quoi l’on tend, ce que l’on ne peut pas encore accomplir. Bel exemple, me dis-je, en lançant à mes copinettes ballerines un regard compréhensif : petites fées, vous aussi un jour ! pensai-je béatement, en offrant mon plus beau sourire.

Mais… les petites fées se ruent à leur tour vers la barre et hop ! déposent délicatement leur gambette droite.

Ah…

La prof se tourne vers moi, et me questionne du regard.

« Ah mais non, dis-je, je n’envisage pas une seconde de me déboîter la hanche, désolée… Je ne pourrai JAMAIS poser mon pied sur cette barre…. ». Est-elle folle celle là ?

Et la prof de me répondre, dans un port de tête royal: « Essayez au moins ».
Quel affront : OK !

Et quelle ne fut pas ma surprise de constater que j’en étais capable ! Grâce à un coup de hanche digne d’une Brésilienne, je lance ma jambe sur cette barre. Yeaaaah !

Au bout de 15 secondes dans cette position, mon muscle à l’arrière de la cuisse est en feu. Je supplie le bon dieu (??) qu’une certaine dame en tutu nous demande de descendre notre jambe… Au bout de 60 secondes (je tiendrai… je tiendrai…) je ne sens plus ma jambe. Ahhhhh !!! enfin… on nous demande de descendre cette jambe.

Eh eh, mais comment faire ?

1,2,3 descend !

BOUM ! Dans un effort désespéré et totalement opposé à la grâce d’une danseuse, je jette mon poteau tout raide sur le sol.

La prof est verte, et moi je fais la tête. Mais c’est criminel de me faire faire ça, mégère !

La prof ricane, les ballerinettes aussi, TRES DROLE !

Bon allez, je ne suis pas mauvaise perdante donc… je fais la jambe gauche, et après il faut vraiment que j’y aille, OK ?

OK…

Même la vieille dame derrière son piano se fend la poire, ce qui n’a pas dû lui arriver depuis un moment !

 

Suite à cette drôle d’expérience, je n’ai pas pu utiliser mes jambes pendant 48 heures, sous peine de trop souffrir du fessier, et Dieu sait que c’est gênant dans la vie de tous les jours de souffrir le martyre de ce muscle-là…

Mais en tous cas, je crois avoir déridé une prof qui perpétuait la tradition d’une discipline en terrorisant des dizaines de petites filles. Bien fait !

Je crois aussi avoir fait ricaner une vieille dame mélomane qui ne devait pas avoir vu ça depuis longtemps dans une salle de danse.
Et, clou du clou, je peux maintenant me vanter alentour, dans les soirées parisiennes par exemple, que j’ai participé à un cours de Ballerines..

« Eh ouais ! Ah bon toi t’étais nulle quand t’étais petite ? Eh bien écoute, figures toi que j’étais surprise de constater, dans mon cas naturellement, que c’est une peu comme le vélo… si tu veux… hum… ».

 

 

Par Paola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 18:35
Cette semaine, je suis angoissée car j’ai eu la bonne idée d’inviter ma vieille copine Laurette à dîner samedi soir. Voilà trois jours que je panique à l’idée de savoir ce que je vais lui faire à manger. Idiot, n’est-ce pas ? Eh oui, mais ce que vous ne savez pas, c’est que l’homme de Laurette, un certain Hubert, est restaureur ! et pas dans un kebab, naturellement ! « Il a fraîchement été… étoilé Michelin » me souffle Laurette dans un élan de fierté difficilement dissimulable.

Pour tout vous dire, si je l’avais su à temps, je ne les aurais JAMAIS invités à dîner ! J’aurais improvisé une ruse, une entourloupe, pour m’éviter cette humiliation !

Mais comment aurais-je pu savoir ? Je n’ai pas vu Laurette depuis au moins 10 ans…

Je vous le demande : que faire à manger à un étoilé Michelin ?

 

Dans ma frustration, il me semble soudain évidemment qu’Hubert et Laurette ne peuvent pas être des noms de restaurateurs étoilés, c’est VRAIMENT trop ringard. Les deux ne seraient-ils pas en train de me faire une blague par hasard ?

Je me rue sur Internet, et découvre rapidement que, malheureusement, tout est vrai. Nos deux compères du fourneau tiennent « Le Court Bouillon », restaurant branché du moment. « Le Court bouillon »… et pourquoi pas « Le Jus de Boudin » pendant qu’on y est…

 

Bon, ne nous démontons pas, j’ai soudain une bonne idée : je pourrais décommander l’invitation, prétextant que ma table de salle à manger est en réparation, et les inviter pour le café à la place.

Je m’entraîne : « Allo Laurette ? tu ne devineras jamais ce qu’il m’arrive. J’ai cassé ma table de salle à manger et donc, il me sera impossible de vous recevoir comme prévu  demain soir. Eh oui ! la table est en réparation pour quelques mois. Comme il serait idiot de repousser l’invitation au-delà de ce long délai, je vous invite, avec Hubert naturellement (hum.. ce qui est dit est dit) à prendre le café un de ces quatre. » Attention, me dis-je : je ne dois en aucun cas me faire avoir par l’habitude et les inviter à l’apéro, car je n’ai pas le cœur à passer l’après-midi à confectionner des petits-fours maisons à la noix de saint jacques.

Si Laurette me demande comment, grands dieux, j’ai bien pu faire pour casser la table de la salle à manger, eh bien c’est très simple : « Ma pauvre, j’ai dérapé samedi soir dernier alors que je dansais dessus, en plein karaoké avec des amis.  Si si, tu te rends compte ? Non, je ne me suis pas blessée, mais malheureusement il me sera impossible de vous recevoir… car il va sans dire que j’ai AUSSI cassé les chaises… Vraiment, je suis désolée… »

C’est navrant, et peu crédible j’en conviens.

 

Deuxième solution : je mets mon homme aux fourneaux, je lui évite du stress inutile en lui cachant que les invités sont des pros de la casserole, et je le laisse agir.

Et c’est ainsi que je comptais m’en sortir lâchement, lorsque le principal intéressé m’annonce qu’il ne rentrera pas du boulot avant 20 heures.

Impossible de lui laisser le dîner à préparer s’il arrive en même temps que les invités… Fichtre, le traître !

 

Solution n°3 envisageable à H-12 : je commande le dîner chez un traiteur. 

Je fais un petit tour sur Internet pour établir un devis, accepte le fait que ce dîner anodin va me coûter une semaine de boulot, et réalise enfin mon erreur. Ce cher Hubert se rendra compte illico qu’on essaie de le berner, il reconnaîtra rapidement les chefs d’œuvre de ses confrères...

 

Dernière solution, je loue les services d’un cuisinier à domicile. Mais un bon cuisinier, j’entends ! car si je cuisine mieux que lui, aucun intérêt ! Héhé !

Ainsi j’appelle ma copine Laura qui, au bureau, fait appel à un cuisinier de métier qui a pignon sur rue à Paris (c’est rassurant), et quitte son restaurant lorsque des particuliers font appel à lui. Parfait !

Jour J de bon matin: « Bonjour Monsieur, je vous appelle car je cuisine extrêmement bien, mais bon, comment vous dire, j’ai ce soir des hôtes un peu difficiles, mon homme rentrera à la maison probablement après les invités, et ma foi, j’aurais bien besoin d’un petit coup de main… »

Et pour une « modique somme » parfaitement astronomique, ledit cuistot me promet de débarquer chez moi l’après-midi même, la toque sur la tête et la mallette à couteaux en main. Parfait ! En voilà un homme (un peu onéreux mais bon)…

 

Et c’est 30 minutes plus tard que Laurette m’appelle, navrée, en m’annonçant que son second de cuisine doit s’absenter pour une prestation chez des particuliers. Ainsi Hubert, seul en cuisines, ne pourra pas quitter son restaurant, et elle se doit d’annuler l’invitation.

Et parfois, je dis bien parfois, mes neurones fonctionnent. Sur le coup, il me semble en effet que la coïncidence est un peu grosse, et je lui demande, innocente : « mais comment s’appelle ton second de cuisine ? » Laurette me répond ingénument, et je me rends compte avec effroi que je viens de booker le second de cuisine d’Hubert.

D’un côté, comment aurais-je pu rêver meilleure excuse que celle-là ? Je n'aurais jamais pu mieux faire pour annuler une invitation poliment. Et puis, je préfère me rendre compte en amont de la bonne blague, plutôt que d’assister aux retrouvailles d’Hubert et de son Second dans mon salon.

Mais d’un autre côté, que faire ? Si j’annule number 2, Hubert et Laurette débarquent et je n’ai plus de cuistot.

En une fraction de seconde, j’ai vu la scène du bonheur: mon homme et moi, en tête à tête à table, nous faisant servir par un second d’étoilé Michelin.

 

Et de répondre à Laurette du tac au tac, en essayant de cacher ma joie : « Ce n’est pas grave, je comprends. De toutes façons, ma table de salle à manger est fracassée (blanc dans la conversation, mais Laurette n’a pas osé poser de questions), venez plutôt pour le café un de ces quatre ? »

Laurette, soulagée, mais pas autant que moi, acquiesce, et prend date pour le café.
Quant à moi, je me réjouis du petit dîner à venir, et m’empresse de prévenir mon chéri que ce soir, c’est fête !!

 

 

 

 

 

Par Paola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 17:59

Aujourd’hui, j’ai décidé de me la jouer Jean Sarkozy, et je me dis : TOUT EST POSSIBLE ma fille, vas-y f once, c’est no limit, tu as les pleins pouvoirs !

À partir de demain, c’est parti !

 

Lundi : je me lève à pas d’heure. Puisque je suis la reine toute la semaine, je me permets, oui Messieurs dames, de me lever à midi le lundi. C’est le kif assuré, au lieu de me lever pour aller bosser, je commence la journée par une grasse matinée. Eh hop, je me lève toute ramollie, c’est ça le luxe

12h20 : je me dis qu’il faut que j’aille prendre une douche mais Fan 2 commence juste sur M6, donc je me pose cinq minutes en buvant mon thé.

14h02 : Fan2 est fini, j’enchaîne sur Les feux de l’amour.

16h44 : J’enchaîne sur Beverly Hills saison 2044

18 heures : Devrais-je préparer le repas pour mon homme qui ne va pas tarder à rentrer ?

18h40 : non, je pars boire un coup avec Lucie.

21h02 : allo Chéri ? Mille excuses mais j’ai oublié de te dire, je dîne avec des copines ce soir !

Tôt le mardi matin : Pouf ! (bruit de Paola qui tombe dans son lit).

 

Mardi midi : oups, j’ai déjà grillé la deuxième matinée de Jean Sarkozy-tout-est-permis.

12h30 : je pars au marché

13h04 : Il me semble avoir oublié de faire quelque chose d’important, quand même…

13h12 : au diable les soucis, je suis no limit cette semaine.

14h04 : « Une livre de carottes et deux artichauts s’il vous plaît ! » Mais oui je sais ! j’ai oublié de prévenir le boulot que j’étais OFF cette semaine !!

14h05 : « Allo le bureau ? je suis OFF cette semaine. » Jacqueline, ma RH préférée, grogne au téléphone et m’accuse de ne pas avoir prévenu plus tôt. Elle aboie : « C’est un arrêt maladie ou des congés payés ? »

- Des CP of course ! répondais-je. Franchement est-ce que j’ai la voix d’outre-tombe d’une pintade qui a attrapé la grippe A ? »

Jaqueline acquiesce, acerbe, et me fourni fort peu poliment le solde (négatif) de mes CP. J’ajoute à Jacqueline, médusée : « Estimez vous heureuse que je vous prévienne parce que Jean Sarkozy, lui, se casse en vacances quand il veut. Merci, et bon week-end Jacqueline ! »

16 heures : je rentre du marché passablement énervée par Jacqueline.

16h30 : Mon homme m’appelle pour m’annoncer que des collègues à lui viennent dîner à la maison. Que ferait Jean Sarkozy dans ce cas ? No limit vous dis-je. Ce soir, c’est traiteur !

19h45 : lesdits collègues débarquent à la maison, et c’est petits-fours et champagne à volonté.

21 heures: mon homme me prend à part dans la cuisine, l’œil inquisiteur, et me demande : « C’est quoi ton délire Lady Di à Monaco ? »

19h47 : j’ai réussi à convaincre mon homme que ce soir, c’est no limit attitude. Il doit obtempérer et rejoindre les invités.

Et toc !

Quelques minutes avant l’heure du dernier métro : je dois mettre nos invités dehors, bien qu’ils soient passablement imbibés de Champagne. Mon homme dort déjà.

 

Mercredi:

9 heures : je me lève, fière de mon côté « France qui se lève tôt », et me dis que Jean Sarkozy, lui, à cette heure ci, aurait sûrement envie d’un petit footing.

10 heures : après müesli, thé vert et moult échauffements en vue de mon petit running, je m’assois cinq minutes sur le canapé pour récupérer, avant l’effort.

Midi : mince, je me suis assoupie...

12h15 : après réflexion, je ne vais pas risquer le malaise vagal comme un certain aïeul, je vais plutôt me faire un petit lunch au country club de Levallois, et pas Neuilly parce que c’est TELLEMENT 2006…

15 heures : je finis juste de déjeuner au Country Club où j’ai rencontré, tenez vous bien, Henry Besancenot, « fils de » également. Et lui, contrairement à son tristement célèbre paternel, a été bien caché jusque-là ! je n’avais JAMAIS entendu parler d’Henry Besancenot jusqu’à ce jour.

15h02 : Henry Besancenot constate que je ne le crois toujours pas sur son identité, mais il insiste.

15h05 : je me tire, la schizophrénie de ce mec est flippante. Jean Sarkozy aurait probablement été plus courageux que moi, et aurait coûte que coûte, malgré tout les antécédents de ce pauvre Henry, essayé de lui refourguer la carte de l’UMP…

15h15 : De retour à la maison, je renfile mes tennis pour me le faire, ce petit jog !

17 heures : rouge écarlate, suante et peinant fortement à reprendre mon souffle, je croise ma collègue Maria qui sort du boulot. Elle me dit : « mais qu’est-ce qui t’arrive ma pauvre ? » Je lui réponds que j’ai la grippe A et que j’ai, du coup, un peu de fièvre (pas très Jean Sarkozy ça comme attitude, mais bon).

Elle s’avance vers moi, ausculte explicitement mon bandeau frontal imbibé de sueur, repère sans broncher ma bouteille de Red Bull, et me dit :

« Bon, laisse tomber. Tu viens prendre un verre ? »

J’acquiesce, comprenant que c’est un bon moyen de faire diversion.

Et puis je vous rappelle que je suis wonderwoman, je peux donc aller boire un verre habillée en joggeuse défraîchie, je n’ai peur de rien.

17h20 : nous arrivons au pub

19h45 : Maria, ma collègue, me dit qu’avec son mec, ça ne va pas trop.

19h46 : et mince, je suis dans un traquenard.

20h45 : Maria me supplie de rester dîner avec elle au pub.

22h01 : Maria est out of control et frôle le coma éthylique, alors que je venais juste de me résoudre à participer au karaoké du pub, habillée en joggeuse.

23h00 : fin du karaoké, il faut rentrer. Ô miracle : mon jogging a séché, je rentre chez moi nickelle, juste un peu décoiffée.

 

Jeudi :

9h30 : lever

Bigre, il faut que je me méfie car je suis sur le point d’atteindre le week-end sans avoir -réellement- fait mes preuves de superwoman, sans limites ni peur de rien.

Je décide donc de faire un truc fou aujourd’hui, et me demande : que ferait Jeannot s’il avait envie de vraiment déconner sévère, de se lâcher ?

10h42 : je réfléchis

11h12 : je sais ! un saut à l’élastique, depuis la montgolfière présidentielle !

11h30 : j’ai appelé toutes mes copines, et non seulement aucune ne veut m’accompagner, mais en plus le message est clair : elles sont unanimes, il me sera IMPOSSIBLE d’emprunter la montgolfière présidentielle. Julia a même émis des doutes sur l’existence même d’une montgolfière appartenant au Président.

11h32 : je me remets difficilement de cette déception.

12h15 : j’ai acheté un bon pour « un saut à l’élastique » sur Internet. Ça se passe cet après-midi à Trou-sur-Seine.

12h16 : je réalise que j’aurais dû vérifier où se trouve Trou-sur-Seine avant d’acheter le bon.

12h17 : Trou-sur-Seine se trouve en Normandie, à 150 kilomètres de Paris. Flûte.

12h45 : je pars à Trou-sur-Seine, et rapidos pour ne pas manquer le rendez-vous des sauteurs de l’extrême à 14 heures.

14 heures : je me retrouve avec une bande de joyeux lurons, tous du même groupe : ils fêtent l’enterrement de vie de garçon de l’un des leurs…

14h01 : je fais quoi ? je fais quoi ? je ne vais pas rester avec dix gros lourds quand même ? moi qui, en plus, ne vais JAMAIS oser sauter…

14h02 : Jean Sarkozy à l’aide !!! que ferais-tu, toi ?

14h03 : regain inexpliqué et soudain d’énergie : j’ai une patate de dingue et suis prête à affronter la meute de loups, et sauter la première s’il le faut !

15h50 : nous sommes sur la passerelle, à 30 mètres d’altitude, et je frôle la crise de panique. Mais QUE m’a-t-il pris ?

15h55 : que ne donnerais-je pas pour être au boulot, tranquillement assise à mon bureau, en train d’écouter Maria me raconter ses histoires de cœur ?

16h15 : j’ai sauté (la dernière), je suis en overdose d’adrénaline.

16h20 : je me dis que l'overdose d’adrénaline doit être le quotidien de Jeannot.

16h22 : quel kif d’être aussi forte que Jeannot.

16h23 : je suis dans ma voiture, je rentre à Paris complètement surexcitée.

17h40 : ça fait deux heures que je suis dans les bouchons à l’entrée de Paris, et mon côté Jean Sarkozy se transforme en côté Disiz la peste qui pête les plombs.

19h30 : je passe la porte de chez moi, dans un état second très étrange.

20 heures : je suis en totale descente d’adrénaline, c’est le bad, je vais me coucher. Bonne nuit Jeannot.

 

Vendredi : ah, enfin le week-end !

Et de me reprendre illico : l’ami Jean ne dirait JAMAIS ça. Lui travaille tous les jours, week-end compris, s’il le faut.

Alors que je m’apprête à sortir de mon lit pour profiter de cette dernière journée no limit, une douleur incommensurable m’empêche de faire le moindre mouvement. Même soulever ma couette m’est impossible : aurais-je attrapé la maladie des hyperactifs, le malaise vagal des grands de ce monde ? J’appelle le médecin pour me sauver du burn out haut de gamme.

SOS Médecin m’ausculte pendant je lui expose mes craintes d’être devenue wondewoman dépouillée de ses facultés suite à quelques abus de pouvoir, et surtout … de ne jamais être à la hauteur de Jeannot le Grand.

L’homme de science m’écoute, manifestement sans voix face à tant de gravité, et me répond, finalement : « C’est sûr, vous ne serez jamais Présidente de quoi que ce soit à 23 ans, Mademoiselle, puisque vus en avez presque 30. Toutefois, rassurez vous, vous souffrez de … courbatures. Ça fera 80 Euros, et bonne journée Mademoiselle ! »

Sans même une ordonnance de paracétamol, je me retrouve seule, face à moi-même et mes petites courbatures même pas vagales… et décide, en un claquement de doigts, de redevenir Paola, c’est beaucoup plus drôle !

Par Paola
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 18:51

Bon, c’est l’hiver, il fait froid et votre premier souhait dès le réveil est d’arriver vite vite à l’heure bénie du coucher où vous pourrez enfin vous remettre sous la couette. Mais comme vous vous connaissez bien et que chaque année c’est pareil, vous avez réussi cette année, non sans une certaine fierté, à éviter la dépression chronique du mois d’octobre, généralement accompagnée d’une démotivation TOTALE au boulot ainsi que d’une prise de poids si difficile à réparer, au printemps.

Mais alors que vous étiez si bien partie pour filer un bon coton en cet hiver 2009, vous vous rendez compte avec horreur que tout le monde à la maison n’est pas dans votre cas et que… votre Chéri est en train de sombrer dans la déprime pré-hivernale. Ah non ! ça non, c’est hors de question. Non seulement il ne va pas vous gâcher votre hiver si bien engagé, mais en plus la dernière fois qu’il vous a fait ce coup-là (vers les années 90’s), vous avez failli finir par faire chambre à part.

Il vous faut donc absolument prendre le « taureau » par les cornes, et agir ! Dans votre cas (peu enviable, ma pauvre), il faut secouer votre moitié et procéder par étape…


Etape 1 : le réconforter.

Eh oui, il ne s’agit pas de le brusquer en lui imposant de se remettre à la musculation intensive dès à présent, sous prétexte qu’un bon coup de sang lui remettrait les idées en place. Non, votre chéri est certainement dans une spirale anti-sport depuis un bon moment, sinon il n’en serait pas là. Ainsi, commencez par le réconforter en lui faisant un bon petit plat.

Il est probable, de toutes façons, que samedi prochain, lorsque vous serez en train de vous faire belle avant de partir à la soirée Zouk and dance de votre copine Sophie, votre chéri se traîne dans la salle de bain pour vous annoncer, la voie fébrile, qu’il se sent faible et que ce soir, il préférerait rester à la maison devant Les Experts…

Aïe… et portant, il vous faudra obtempérer, enlever votre jupette de zouk, votre maquillage chaud bouillant et vous mettre illico aux fourneaux pour revigorer votre homme, déjà enfoui sous la couette devant la télé. Un conseil, pour vraiment lui faire plaisir : appelez sa mère, votre belle-mère donc, et notez au mot près sa recette préférée. Inutile de vous mentir, elle seule connaît LE plat dont il rêve à ce moment précis.

Voilà, bon, bonne soirée quand même, et bon appétit.

NB : si, en finissant la dernière bouchée de votre souper, votre homme vous regarde avec un sourire niais et vous dit : « merci maman », c’est que vous avez échoué car poussé le mimétisme maternel trop loin. Attention : dosez intelligemment le complexe d’Oedipe et n’hésitez pas à customiser votre plat avec des herbes stimulantes ou autres éléments tonifiants afin qu’il ne se croie pas non plus chez sa mère !

 

Le voilà revigoré, vous lui avez prouvé que vous êtes un être empathique et que vous avez conscience de sa petite baisse de forme, mais ne le laissez pas se complaire dans sa relâche. Passez à l’étape numéro deux :  la phase énergisante.

Tous les matins, levez-vous avec votre homme et concoctez lui un cocktail magique dont vous seule avez le secret. N’appelez surtout pas votre belle-mère dans ce dessein, car de toutes façons elle n’approuverait pas votre recette. Ainsi, ne lésinez pas sur les agrumes  de types oranges, citrons etc.. afin de lui envoyer une bonne dose de vitamine C dans la moustache dès le réveil. Mais vous me direz : pas besoin de vous lever pour ça, il peut se presser son jus d’oranges tout seul le matin. Erreur ! car votre valeur ajoutée demeurera dans les ingrédients secrets que vous ajouterez : allez-y gaiement sur toutes les herbes mentholées, les racines types gingembre et ginseng, sans oublier les autres merveilles comme le bois bandé.
Eh eh ! vous allez voir si votre homme se sent toujours faible en rentrant à la maison le soir ! Sans s’en rendre compte, il retrouvera sa pêche, et vous n’aurez même pas besoin de passer à l’étape numéro trois.

Mais suite à ce traitement de cheval, il se peut aussi que votre homme développe une hyperactivité, notamment hormonale, qui pourrait lui porter préjudice au bureau. Ainsi, il faudra abandonner le cocktail magique et passer directement à l’étape numéro trois.

 

Étape numéro trois : votre homme a normalement déjà repris du poil de la bête, et il est temps de lui montrer que vous vous en réjouissez. Ainsi, le samedi soir suivant, trouvez un juste milieu entre la soirée hard techno aux Bains Douche et le plateau télé devant Les Experts. Proposez La soirée à la maison entre amis. Mais pas avec vos copines, évidemment… avec SES amis !

Si vous voulez vraiment lui faire plaisir, voilà la recette miracle : invitez ses potes, posez une demi-douzaine de pizzas surgelées sur la table de la cuisine, blindez le frigo de bières et… débarrassez le plancher! C’est d’ailleurs l’occasion idéale de vous faire une bonne petite soirée entre filles… très loin de la maison. Et cela tombera à pic, car entre la déprime et le cocktail magique, vous ne pourrez plus supporter votre homme à ce stade de la guérison.

NB : prévoyez la femme de ménage le lendemain afin d’éviter tout conflit inutile entre vous.

 

Enfin, la dernière étape qui vous rendra un homme frais et dispo, l’ultime escale vers le bonheur retrouvé sera sans nul doute… le week end romantique.
Faites les choses bien : imaginez un week-end dans un pays où le climat est doux, trouvez un hôtel confortable, et prévoyez un budget restaurant afin d’éviter le panini à tous les repas.

Et quand, le front collé à votre écran, en train de cliquer frénétiquement sur lastminute.com, vous vous rendrez compte qu’un tel week-end va vous coûter un bras, voire un TRÈS beau sac à main et les chaussures assorties, N’ABANDONNEZ pas ! Et surtout, ne choisissez pas l’option cheap, du type week-end en auberge de jeunesse à Eurodysney, les conséquences seraient effroyables sur la déprime de votre homme, et toute la thérapie de remise en forme serait à refaire.

 

À ce stade, et si vous avez bien fait les choses, votre homme vous est incroyablement reconnaissant, et fait preuve d’une forme olympique.

Mais en tout état de cause, si vous êtes tentée de continuer les petits stratagèmes pour lui redonner le sourire, voici les erreurs à éviter, sous peine de le renvoyer vers le fond du gouffre:

1/ L’emmener en sortie shopping avec vous, croyant qu’une nouvelle chemise et paire de jeans le réjouiraient. Eh non, ce n’est pas parce que les achats compulsifs vous procurent un plaisir au-delà de l’imaginable que votre homme réagira de la même façon. Au contraire, il y a de fortes chances pour qu’il pleure en voyant son compte en banque pillé, ou pire, qu’il vous avoue dès la sortie de caisse que pour ce prix-là, il aurait préféré un écran plat pour le salon. Et là, c’est la déprime assurée pour vous.

2/ L’autre jour, vous avez lu qu’une marque de sous-vêtements masculins avait inventé le « slip volumateur ». Véridique, vous allez adorer l’équivalent du wonderbras pour homme : le slip rembourré ! L’article précisait : « Côté pile, il existe le shorty rembourré qui fait la fesse rebondie, et côté face, il y a toutes sortes d’astucieux slips à coussinets ou coutures de soutien qui avantagent nos hommes ». Tout cela partait d’un bon sentiment : vous vous rappelez la joie des premiers push-up vous offrant un décolleté enfin pigeonnant, et vous vous dites sottement que vous homme apprécierait la pareille. Eh bien non, et il y a même de fortes chances pour qu’il le prenne TRÈS mal…

 

Voilà, vous êtes parée à affronter l’hiver avec un homme en pleine forme… Maintenant, il va falloir lui faire comprendre que les choses ne se passeront certainement pas comme ça tous les jours, que vous n’êtes pas sa mère, et qu’il a bien fait d’en profiter, car maintenant, c’est à son tour de s’occuper de vous!

À vous d’en profiter ! Eh eh !

Par Paola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 18:57

Paola des champs:

 

En préambule, je dois préciser pour ceux qui ont sauté la classe de 5ème que la Province n’a rien à voir avec la Provence. Si si j’insiste, je crois que ce n’est pas si inutile de le rappeler. Ainsi une Provinciale est une personne vivant  hors de Paris, alors qu’une Provençale habite dans le sud de la France. Cette dernière peut aussi prendre la forme d’une demi-tomate cuite au four et saupoudrée de fines herbes.

Nous, nous sommes les Provinciaux, bien que je n’aime pas trop ce mot qui induit que nous sommes inférieurs car pas de la capitale. À mon avis, le terme Province est réservé aux Parigots qui sont tellement égocentriques qu’ils réduisent tout le territoire extra-muros à une région vague et infinie répondant au nom de Province. « La Province », un peu comme si elle était annexée à la Capitale, vous voyez ?

Selon moi, les Parisiens se fichent de nous, les régionaux ! À peine s’ils ricanent en nous voyant, short et tennis Quechua de sortie pour LA promenade à Paris, la joue collée contre la porte de la ligne 13 bondée, en essayant de suivre du doigt chacun des arrêts jusqu’à destination.  À peine s’ils pouffent en nous voyant manger un croque monsieur visqueux, même pas traduit en français sur la carte, en bas de la Tour Eiffel, en nous disant : « Vraiment, à Paris c’est cher et c’est dégueulasse ! ».

Mais les Parigots (têtes de veaux, hi hi!) sont plutôt tolérants en fait, quand on pense à l’accueil que nous leur réservons, au pays, quand les pauvres bougres débarquent au Café du Centre en monospace immatriculé 75. Alors là, nous, on marque le coup, et l’on ne fait pas cela en finesse! on ne se cache pas pour se payer ouvertement leur tête, à ces urbains ! Eh eh! on ne va pas se laisser faire quand même ?

 

 

Paola des villes:

 

Moi, je kiffe Paris.

Je rentre juste de Biarritz, et c’est juste pénible de voir à quel point les Provinciaux nous méprisent, nous, juste Parisiens. Bon OK j’arrête de dire JUSTE.

Ça a commencé sur l’A10, vers le sud, où tous les aoûtiens, sur la route du retour des Châteaux de la Loire, me faisaient les gros yeux, comme si le fait d’être immatriculée 75 me rendait responsable des 600 kilomètres de bouchon en France. Mince, si j’étais immatriculée 92 encore, je comprendrais, mais 75 quand même, c’est L A   C L A S S E… Ils ne comprennent vraiment rien ces bouzeux.

Et ça continue au café du centre à Saint Jean de Luz, où ils font les renfrognés lorsque je leur commande un petit crème. C’est la 28ème saison que je passe là-bas, ils devraient me reconnaître à la fin… Bon, c’est vrai que mes copines de Saint Jean de Luz, ce n’est pas trop ça… Je ne vous cache pas qu’elles sont parfois un peu rustres, pour ne pas dire mal élevées, souvent en surpoids pondéral, la plupart du temps religieuses, et dans le pire des cas vierges pour encore quelques années. En plus, les pauvres doivent s'ennuyer comme des oies grasses, mais ce n’est pas de leur faute si elles n’ont pas une brochette de bars à afterwork à côté de chez elles. Ce qui ne les empêche pas de picoler, les gaillardes! Au moins autant que les Parisiens, sinon pire !  Alors que chez nous, nous versons pas mal dans le binge drinking au Champagne, les natifs du Sud-Ouest excellent dans l'in(di)gestion de grillades et crus locaux à volonté.

Et malgré toute l’affection que je porte à leur style de vie régional, c’est moi, la Parigote, qui prends tous les noms de têtes de bovins en surnom ! Incompréhensible…

Et quand j’invite mes copines de Biarritz à venir passer un petit week-end à Paris, et que non, il n’y a pas de spot de surf là-bas mais que oui, elles peuvent quand même emmener leur planche si ça les chante, elles me rient au nez et me traitent de pétasse du 16ème.

Vraiment, je ne comprends pas…

 

 

Paola des Bois :

Comme je sais que cette joyeuse confrontation vous parle, puisque certains d'entre vous (ils se reconnaîtront) m’ont littéralement REBATTU les oreilles avec ces sornettes pendant des mois, je me résous donc à l’approfondir encore, et à apporter une dimension chiffrée, donc beaucoup plus crédible.

Je suis d’ailleurs fidèle à ma méthodologie habituelle : la fameuse méthode « à la louche ».

D’abord, je sais qu’un Français sur cinq habite à Paris. Avançons ensuite « à la louche » que  80% de ces Parisiens sont des Provinciaux exportés. On peut donc en conclure de façon fiable qu’ils sont des Provinciaux refoulés. Chez eux, le complexe du Provincial inférieur était tellement fort qu’ils sont venus habiter Paris.

Bigre… La conclusion s’avère cinglante…

Donc, à l’origine la France est composée de 95% de Provinciaux et 5% de Parisiens. Éludons ces 5%, ils ne sont pas représentatifs et en plus ils sont Parisiens.

Ainsi, nous nous retrouverons avec 95% de pinpins, dont la moitié, grosso modo bien sûr, ne supporte pas sa condition de bouzeu et a un complexe d’infériorité, dont environ 40% qui assume et décide de déménager à Paris.

Les 10% restants sont ceux qui haïssent Paris, et vous disent que la capitale est le pire endroit de la terre. Pssst : si vous êtes un jour confronté à ce genre de personnages, invitez-les à dîner avec des Japonais romantico-bucoliques fraîchement débarqués à la capitale, ou, plus onéreux, envoyez-les quelque temps à Pékin, ça les fera relativiser.

Enfin, les 45% restants sont nos amis Provinciaux actuels, qui peuplent nos belles campagnes et fabriquent nos bons yaourts.

Amis parisiens, allez à leur rencontre ! Vous pourrez vivre l’expérience ULTIME du rapprochement des deux mondes. La meilleure façon de rencontrer des amis Provinciaux, pour vous de la Capitale, dont je sens le souffle coupé par le suspens, c’est lorsqu’ils manifestent place de la République (ils sont alors généralement producteurs de lait), lorsqu’ils visitent Paris, le plan de métro entre les dents et la gourde de randonnée à portée de main, ou encore sur les pelouses de Montmartre.

Mais le mieux, le plus jubilatoire pour vous, eux et tous les témoins de la scène, c’est quand vous, Parisiens, vous déplacez en Province. Et là, généralement, c’est du lourd.

 

Par Paola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus